Le transfert aux collectivités locales d'infrastructures majeures
à la suite du mouvement de décentralisation - ports, aéroports, voies d'eau, réseau routier - qui renouvelle l'approche des maîtres d'ouvrage ;
Le développement de modes de réalisation,
de gestion et de financement privés
pour les infrastructures publiques et les services d'intérêt général. Partout dans le monde les autorités publiques contractualisent avec des opérateurs privés (privatisation de plates-formes aéroportuaires, remise en cause des opérateurs portuaires historiques, ouverture du ferroviaire à la concurrence...) et voient leurs métiers évoluer vers le champ de la régulation ;
La volonté des maîtres d'ouvrage publics de privilégier désormais une approche globale
des sujets face au morcellement traditionnel des politiques publiques et des institutions. Ainsi l'émergence des questions de mobilités au sein des projets urbains, la réflexion multimodale sur les transports ou la mise en oeuvre de nouvelles logiques de gouvernance.
La demande des populations d'être associées aux choix des projets
qui auront un effet direct sur leur vie quotidienne, d'être en capacité de les orienter et d'en mesurer les risques. L'acceptabilité des infrastructures nouvelles impose de nouveaux modes de négociation des projets entre les personnes publiques et les citoyens ;
Alors que les risques environnementaux
liés à l'activité humaine sont aujourd'hui reconnus par tous, les acteurs cherchent aujourd'hui à construire une approche réfléchie et cohérente des questions environnementales, économiques et sociales. La prise en compte du développement durable
, enjeu majeur pour les infrastructures, impose la recherche d'approches différentes.
Les nouvelles technologies
qui permettent d'offrir à la population des services innovants viennent enrichir les projets d'infrastructures : accès des particuliers aux réseaux fibres optiques, accessibilité des personnes à mobilité réduite aux transports publics, systèmes d'information multimodale...